Lumière sur le morse!

Dans le cadre de l’exposition «Ivoire dans le noir», le Musée de la Mer vous offre un programme d’activités gratuites et variées, ce dimanche 17 mai à 14h:

Une activité bricolage pour réanimer le morse!

Un bricolage amusant pour réanimer le morse!

•Un atelier de découverte du morse pour les 5 à 10 ans, avec Émilie Harvut. Au programme: Bricolage animé et code secret!

•La projection du film familial «Conte au coeur de l’Arctique». Un magnifique documentaire animalier de National Geographic (Mario Cyr).

•Une conférence de Marianne Papillon sur les dessous de l’exposition «Ivoire dans le noir». Découvrez les secrets de fabrication, les accidents de parcours et les inspirations de l’artiste!

Le morse a disparu du Saint-Laurent bien avant que ne soit inventée la photographie. Les images de la chasse aux morses devaient donc être dessinées sur place ou encore être dessinées d’après le récit des marins. Les dessins venaient aussi parfois… d’un autre dessin! Avant les ères photographique et numérique, les artistes avaient déjà recours à des outils optiques pour reproduire des scènes. Ils utilisaient des chambres obscures, des lentilles et des miroirs.

Parmi ces illustrations, laquelle semble être «l’originale»? Quelles mutations ont été introduites au fil des copies? Erreur involontaire ou intention manifeste? L’acte de copier est-il un savoir-faire ou une usurpation? Un geste stérile ou créateur?

« Reproduction du morse » Encre sur papier archive encadré. Dessins inspirés d'archives sur la chasse au morse, Collection du Musée de la Mer. 6 pièces de 18 x 24 po Marianne Papillon, 2015 Crédit photo: Jocelyn Boisvert

« Reproduction du morse »
Encre sur papier archive encadré. Dessins inspirés d’archives sur la chasse au morse, Collection du Musée de la Mer. 6 pièces de 18 x 24 po. Marianne Papillon, 2015. Crédit photo: Jocelyn Boisvert

Visionnez les différentes version de cette scène de chasse au morse ici.

Le Musée de la Mer affiche l’exposition «Ivoire dans le noir» signée par l’artiste Marianne Papillon, jusqu’au 14 juin 2015. Un corpus d’oeuvres ludiques sur le thème du morse y valorise deux éléments du patrimoine maritime: la vache marine et le code morse. Découverte garantie!

Igloo décodeur de morse, par Marianne Papillon. Le morse... un arbre décisionnel binaire!

Igloo décodeur de morse, par Marianne Papillon.
Le morse… un arbre décisionnel binaire!

L’artiste remercie ses partenaires et reconnaît la contribution financière du Programme pour les arts et les lettres de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine du Conseil des arts et des lettres du Québec et de la Conférence régionale des élus Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, du Fonds de développement culturel des Îles-de-la-Madeleine et des Caisses populaires Desjardins ainsi que de la Commission scolaire des Îles via le programme Culture à l’école.

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Récit d’une électrisante sortie à Grande-Entrée

Samedi soir, je passe chercher deux copines à 5 km de chez nous, à la Dune-du-sud, avec une quarantaine de km d’autonomie. Généralement, après une pleine charge nocturne à domicile, nous disposons de 60 km d’autonomie électrique. Ceci dépasse habituellement nos besoins de Maisonnois. Mais cet après-midi-là, avant une sortie de filles à Grande-Entrée, on avait décidé d’aller se balader en famille sur une vingtaine de km…

Nouvelle propriétaire d’une Volt, je me fais un devoir d’offrir le volant à mes compatriotes. L’une d’elles habite près de Montréal et est déjà propriétaire d’une Leaf: on n’apprend pas à un vieux singe à faire des grimaces. L’autre accepte avec empressement, elle veut justement se procurer une voiture électrique bientôt.

Grand départ. Direction: Grande-Entrée. Distance : 45 km. Autonomie restante : 39km.

« Ah! il va falloir faire les derniers km sur le gaz…» C’est pas grave, on roulera pas trop vite, on s’en sortira peut-être. Pendant la route, les trois filles jasent de char. Il faut savoir que notre fille de la ville est sur le conseil d’administration de l’AVÉQ et qu’elle est la déléguée aux représentants régionaux, tandis que je suis moi-même représentante de la région Gaspésie-les-Îles. Catherine nous parle de ses expériences urbaines, de la fois où ils ont battu un record du monde, des projets à venir sur la grand’terre en électrification des transports. En expliquant à Brigitte, future propriétaire de VÉ, comment fonctionne l’application plugshare, on découvre qu’il y a un 2e accès à la recharge aux Îles-de-la-Madeleine!

On arrive à Grande-Entrée: il reste 1 km d’autonomie pour se rendre à la borne. Brigitte conduit lentement, se fait dépasser sans honte dans le village, question d’allonger ses derniers instants sur la batterie. On aperçoit l’entrée de l’auberge de la Salicorne juste au moment où, sur le tableau de bord, l’icône de pompe à essence remplace celui de la batterie. «Les filles, ça y est, on est au gaz.» N’eut été de ma remarque, elles ne s’en seraient probablement pas rendu compte. Le moteur de la Volt étant électrique, il ne fait à peu près pas de bruit, qu’il soit alimenté à partir de la batterie ou bien à partir de la petite génératrice à essence. Bref, la transition se fait sans grand traumatisme pour notre vénérable conductrice.

Électrique

Borne de recharge gratuite à l’auberge la Salicorne, Grande-Entrée. (Crédit photo: Catherine Giroul)

Arrivées à la Salicorne, une voiture est déjà sur place. Pas de problème, c’est une auto à essence qui s’est garée devant la borne par mégarde, mais le fil est bien assez long! On se branche avec grande excitation: on pense bien être les premières à le faire… Oui, les gens de la place nous le confirment, on immortalise ça! Bon, maintenant, il faut se rendre au Bistro Plongée Alpha, nous y avons un goûter- conférence. Comme prévu, une amie de Grande-Entrée vient nous chercher pendant la recharge et elle nous accompagne à cette magnifique soirée, à 3 km de là.

Mario Cyr nous partage sa riche expérience de plongeur caméraman pendant qu’on mange un délicieux repas de la mer. Une conférence fort intéressante sur les apnéistes, les tournages de plusieurs documentaires sous-marins, le Grand Nord, l’expédition du Sedna IV et quelques accidents de plongée. On commémore le tout par une photo officielle où, à défaut de faire le célèbre « nob », on lève le pouce!

GEélectrique

Trois auditrices « branchées » à la conférence de Mario Cyr, Bistro Plongée Alpha. (Crédit photo: Luc Miousse)

La soirée terminée, notre amie nous dépose à la station de recharge. Surprise: la recharge est complète à 62 km en à peine trois heures trente! Efficace, la borne de 240V de la Salicorne! Je reprends le volant pour la conduite du soir avec, évidemment, les phares allumés. Malgré ma vitesse de conduite modérée, j’arrive à la maison avec seulement 4 km d’autonomie sur ma batterie. On a consommé au retour l’équivalent de 58 km pour une distance de 51 km. On n’avait dépensé que 46 km à l’aller! Aurais-je le pied pas mal plus pesant que notre chauffeuse d’un soir ou serait-ce l’impact des phares?

Faut croire que le vent soufflait pas du bon bord au retour!

 

Quelques constats:

– la Volt répond à nos besoins aux Îles

– la borne de la Salicorne fonctionne très bien

– le vent fait varier la consommation (comme pour les véhicules à essence!)

– il y aura de plus en plus de bornes et de VÉ aux Îles bientôt!

– on entend souvent parler de l’anxiété d’autonomie en auto électrique… Détrompez-vous, en Volt, c’est l’anxiété de retourner à l’essence après avoir roulé 60 km sans en consommer une goutte qui vous attend!

 

Pour ceux qui s’interroge la source d’électricité au Îles et les bénéfices possibles du transport électrique sur l’archipel, visitez https://mpapillon.wordpress.com/2013/10/07/recharger-sa-batterie-aux-iles-de-la-madeleine/

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