Peut mieux faire – en tournée à Montréal

Le Centre CLARK avec Le Conseil des arts de Montréal en tournée présentent « PEUT MIEUX FAIRE – Cahiers d’exercices », une exposition collective itinérante rassemblant 25 artistes et créateurs québécois sous le commissariat d’Emmanuel Galland.

J’y présente une mosaïque d’estampes numériques réalisées en 2012, illustrant un Canada bitumineux évoluant en 6 pas vers un Québec en proie au pétrole. Revisitant la carte, j’ai personnifié les contours du Canada, lui donnant l’allure d’un bébé à qui on force à boire au biberon un fluide noir. En opposition, la Mer nourricière du golfe du Saint-Laurent offre généreusement son sein maternel, dont la zone sensible correspond aux Îles de la Madeleine.

Visionnez la capsule vidéo de cette exposition ici.

Exposition collective itinérante

Exposition collective itinérante « PEUT MIEUX FAIRE – Cahiers d’exerices » du commissaire Emmanuel Galland présentée par le Conseil des arts de Montréal en tournée et par le Centre CLARK, Montréal, 2014-2015 (crédit photo : Emmanuel Galland).

Les cahiers d’exercices Canada Hilroy, avec leurs couleurs délavées de bleu, vert, jaune et rose, ont marqué l’enfance et l’adolescence de bien des Canadiens depuis des générations. Le commissaire Emmanuel Galland a eu l’idée, en 2009, de demander à des artistes québécois de différentes disciplines, de différents âges et de différentes régions, de créer une œuvre d’art en s’inspirant de ces fameux cahiers.

Cela donne une exposition itinérante fort intéressante programmée jusqu’en décembre 2015 dans plusieurs maisons de la culture de la province et déjà couplée plusieurs fois à des activités avec de jeunes artistes en herbe. Une belle idée de médiation culturelle avec les écoles, qui mérite d’être poursuivie.

[…] Marianne Papillon a créé en impression numérique Sciences naturelles, une exploration de la partie orientale de la carte du Canada. Plus on agrandit l’échelle et plus on s’aperçoit qu’il s’agit d’une cartographie des zones pétrolifères, avec, sur la dernière carte, un bébé et une mère se découpant à travers les lignes de démarcation de ces zones. […]

Après Côte-des-Neiges, l’exposition se rendra à la maison de la culture Maisonneuve du 5 mars au 5 avril, puis à la bibliothèque de Rivière-des-Prairies du 18 avril au 17 mai, à L’Entrepôt de Lachine du 11 septembre au 1er novembre et au Centre d’exposition Lethbridge de la bibliothèque du Boisé, à Saint-Laurent du 5 novembre au 6 décembre.

À la maison de la culture Côte-des-Neiges (5290, chemin de la Côte-des-Neiges) jusqu’au 22 février

source: Éric Clément, La Presse +, 6 février 2015)


 

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Le Rocher-aux-Oiseaux à Victo

Le Musée Laurier de Victoriaville présente cet été l’exposition-concours «À tire d’ailes» où ont été sélectionnées 85 oeuvres d’autant d’artistes canadiens. Les oeuvres réunies pour cette exposition collective traitent chacune à leur manière de la thématique des oiseaux. Pourquoi 85 oeuvres ? Afin de faire un clin d’oeil cette année au 85e anniversaire de la fondation du Musée Laurier.

J’y présente une illustration tirée du livre «Ici le Rocher-aux-Oiseaux» (Georges Langford, les éditions la Morue verte, 2010). J’aimerais bien avoir des ailes pour aller voir tout ça, allez-y pour moi!

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Un extrait de l’illustration « Rocher-aux-Oiseaux #10, 1/5 » de Marianne Papillon.

Quand?

Du 6 juin au 21 septembre 2014 inclusivement.

Horaire et coût d’entrée : cliquez ici

Où ?  

Au Musée de l’Hôtel des Postes, un pavillon du Musée Laurier, situé au 949, boulevard des Bois-Francs Sud, à Victoriaville (Québec).

 

 

Scoop: les oeuvres sont à vendre!

 

PEUT MIEUX FAIRE

Le Centre d’artistes Vaste et Vague présente l’exposition de groupe « PEUT MIEUX FAIRE – Cahiers d’exercices » préparé par le commissaire Emmanuel Galland en résidence à Carleton-sur-Mer. L’exposition a pour inspiration le fameux Cahier Canada Hilroy. Ne serait-il pas le plus grand dénominateur commun de plusieurs générations de Canadiens coast-to-coast? Un cauchemar de l’enfance ou une madeleine? Pour accéder au communiqué de l’événement cliquez ici.

Détail de la mosaïque « Sciences naturelles » de Marianne Papillon à l’exposition collective « PEUT MIEUX FAIRE – Cahiers d’exercices », septembre 2012.

 J’y présente « Sciences naturelles », une mosaïque d’estampes numériques qui illustre un Canada bitumineux évoluant en 6 pas vers un Québec en proie au pétrole (des projets étant à l’étude ou en cours en Gaspésie, Anticosti, Îles-de-la-Madeleine et Old Harry).

Dans le même ordre d »idée que  Mer nourricière, j’ai revisité la carte du Canada, j’ai humanisé les contours du Canada, lui donnant l’allure d’un bébé forcé à boire au biberon. Inversant le noir et le blanc, ce n’est plus du lait immaculé qu’on lui offre, mais bien un fluide noir.

Mon plus lointain souvenir en sciences naturelles est la distinction entre les ressources renouvelables et non renouvelables. J’avais huit ans et je devais illustrer ces deux types de ressources : je dessinai une jolie fontaine de pétrole débordante et un vieux moulin à vent croupissant. M’a-t-on déjà parlé d’allaitement à l’école? Je n’en garde aucun souvenir. Déjà parlé des sables bitumineux? Que oui, on nous racontait un trésor en latence, une technologie prometteuse, l’espoir de devenir ENFIN un puissance pétrolière nous aussi.
Et des femmes, anciennes écolières à qui l’on n’a pas enseigné l’allaitement, doivent aujourd’hui se débrouiller entre elles pour apprendre comment offrir leur lait à leur enfant. Comme si le génie humain avait déjà dépassé la nature et qu’on pourrait dorénavant faire sans elle. Que nenni!
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