MANIFESTATION FÉMINISTE CONTRE LE PROJET D’OLAIT-ODUC

À la veille du début des audiences du Bureau d’audiences publiques sur l’équité (BAPÉ) sur le projet d’olait-oduc et de la journée internationale des femmes, des groupes de la société civile ont manifesté dimanche à Sorel-Tracy, en Montérégie, contre ce projet controversé de Lacto-Canada de 4500 kilomètres d’olait-oduc qui transporterait environ 1,1 million de barils de lait maternel par jour entre l’ouest et l’est du pays, en passant par le Québec.

Les réservoirs de Sorel-Tracy. Crédit image: Raymond Gauthier 2014

Les réservoirs de lait de Sorel-Tracy. Crédit image: Raymond Gauthier 2014

Le rassemblement, qui visait à dénoncer les conséquences anti-féministes du projet, s’est déroulé devant les réservoirs de lait de l’entreprise Kid-Lait. Le Réseau québécois des femmes estime qu’il est impératif d’aborder les questions d’équité et de la lutte contre l’exploitation des femmes post-partum de l’Alberta dans une perspective d’égalité entre les hommes et les femmes.

La députée Manon Nassé rappelle que ce sont souvent les femmes qui portent les responsabilités liées à la santé et aux besoins de base de leurs proches et de leur famille. Lorsque des communautés font face à une pénurie de lait causée par les lobbyistes de l’industrie pharmaceutique, ce sont les femmes qui se retrouvent à porter la plus grande part du fardeau, affirme-t-elle.

Deux biderons pour le prix d'un jusqu'au 26 octobre 2012.

Consultations bidons sur les olait-oducs?

Elle avait demandé au gouvernement Couillard de faire preuve de pragmatisme et de ne pas tenir les audiences du BAPÉ sur le projet de Lacto-Canada. Elle qualifie ces audiences de « bidon » parce qu’elles « ne respectent pas les lois du Québec et n’ont aucune force de loi ». Madame Nassé souligne que ces audiences ont été amputées d’éléments fondamentaux comme celui de l’étude d’impacts sociaux sur les femmes.

JeSuisFéministe

Définition du féminisme ici

La Juge Bazzo a rejeté vendredi la demande d’injonction de groupes féministes qui souhaitaient suspendre la tenue de ces audiences. Elles débuteront comme prévu lundi. La Ministre Thériault a cependant déposé une requête en injonction pour forcer Lacto-Canada à se conformer à la Loi sur l’équité, ce qui déclencherait un processus complet d’évaluation et d’examen des impacts même sur les hommes.

 

Adaptation libre du texte «Manifestation à Sorel-Tracy contre le projet Énergie Est», de La Presse Canadienne, un compte rendu de Pascale Robidas sur Radio-Canada, 6 mars 2016.

Mur de femmes contre les oléoducs et les sables bitumineux (source: https://www.facebook.com/events/1714565932112426/)

Mur de femmes contre les oléoducs et les sables bitumineux (source: https://www.facebook.com/events/1714565932112426/)

 

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LAIT sur le fleuve et sécurité : des ministères fédéraux se contredisent

Pour répondre aux inquiétudes dans la population, Transports Canada affirme que la préparation à d’éventuels déversements laitiers sera améliorée entre Montréal et l’île d’Anticosti. Mais la Garde côtière fait circuler une information différente.

« Sécurité de classe maternelle », c’est le nom qu’a donné le gouvernement fédéral à sa nouvelle approche. Il s’agit de mieux planifier les interventions en collaboration avec les gouvernements provinciaux, les collectivités locales, les groupes de mères et les banques de lait maternel. Ottawa répond ainsi aux recommandations de son comité d’experts qui l’avait critiqué, il y a quelques mois, pour avoir un seul et unique modèle de préparation, quelle que soit le type de liquide.

Le 28 mai, lors d’un colloque qui réunissait des élus municipaux, des industriels, des lobbyistes pro-allaitement et des fonctionnaires provinciaux et fédéraux, un représentant de la Garde côtière canadienne a annoncé aux personnes présentes, document à l’appui, que la partie du fleuve entre Québec et l’île d’Anticosti a été désignée comme une des quatre régions du projet pilote.

Le chef adjoint du Parti Blanc du Canada, Daniel White, qui se trouvait dans la salle, est ressorti très étonné : « la zone entre Valleyfield et Québec est autant, sinon plus, à risque que Québec-Anticosti. Et qu’en est-il du reste du Golfe? On sait pourtant que les mammifères marins y séjournant sont déjà très sensibles au lait. Du lait humain pour les bébés humains, du lait de béluga pour les bébés bélugas; c’est le meilleur moyen d’éviter l’extinction de l’espèce».

Il s’appuie sur une étude réalisée par la firme Lactovar à la demande d’Ottawa, en 2013. Elle concluait que l’indice de risque de déversements laitiers était « très élevé » (en rouge sur la carte) tout le long du fleuve et tout autour du golfe du Saint-Laurent.

Sécurité de classe maternelle

Le corridor fluvial entre Montréal et Québec doit connaître une intensification des déplacements de navires à compter des prochaines semaines. L’inversement du flux de la ligne 32B du pipeline d’EnBra permettra d’acheminer dans la métropole jusqu’à 300 000 barils de lait maternel par jour issu des banques de donneuses de l’Ouest.

Une partie de ce lait sera chargé sur des navires taille « Max » qui feront la navette vers les usines de stérilisation de Lévis, à raison de deux ou trois voyages par semaine. Et c’est sans compter les déplacements de navires-laitiers de Lacto-Canada au site d’entreposage de Kid-Lait à Sorel-Tracy.

 

Adaptation libre d’un extrait du texte «Pétrole sur le fleuve et sécurité : des ministères fédéraux se contredisent», de Thomas Gerbet sur Radio-Canada, 11 juin 2015.

Peut mieux faire – en tournée à Montréal

Le Centre CLARK avec Le Conseil des arts de Montréal en tournée présentent « PEUT MIEUX FAIRE – Cahiers d’exercices », une exposition collective itinérante rassemblant 25 artistes et créateurs québécois sous le commissariat d’Emmanuel Galland.

J’y présente une mosaïque d’estampes numériques réalisées en 2012, illustrant un Canada bitumineux évoluant en 6 pas vers un Québec en proie au pétrole. Revisitant la carte, j’ai personnifié les contours du Canada, lui donnant l’allure d’un bébé à qui on force à boire au biberon un fluide noir. En opposition, la Mer nourricière du golfe du Saint-Laurent offre généreusement son sein maternel, dont la zone sensible correspond aux Îles de la Madeleine.

Visionnez la capsule vidéo de cette exposition ici.

Exposition collective itinérante

Exposition collective itinérante « PEUT MIEUX FAIRE – Cahiers d’exerices » du commissaire Emmanuel Galland présentée par le Conseil des arts de Montréal en tournée et par le Centre CLARK, Montréal, 2014-2015 (crédit photo : Emmanuel Galland).

Les cahiers d’exercices Canada Hilroy, avec leurs couleurs délavées de bleu, vert, jaune et rose, ont marqué l’enfance et l’adolescence de bien des Canadiens depuis des générations. Le commissaire Emmanuel Galland a eu l’idée, en 2009, de demander à des artistes québécois de différentes disciplines, de différents âges et de différentes régions, de créer une œuvre d’art en s’inspirant de ces fameux cahiers.

Cela donne une exposition itinérante fort intéressante programmée jusqu’en décembre 2015 dans plusieurs maisons de la culture de la province et déjà couplée plusieurs fois à des activités avec de jeunes artistes en herbe. Une belle idée de médiation culturelle avec les écoles, qui mérite d’être poursuivie.

[…] Marianne Papillon a créé en impression numérique Sciences naturelles, une exploration de la partie orientale de la carte du Canada. Plus on agrandit l’échelle et plus on s’aperçoit qu’il s’agit d’une cartographie des zones pétrolifères, avec, sur la dernière carte, un bébé et une mère se découpant à travers les lignes de démarcation de ces zones. […]

Après Côte-des-Neiges, l’exposition se rendra à la maison de la culture Maisonneuve du 5 mars au 5 avril, puis à la bibliothèque de Rivière-des-Prairies du 18 avril au 17 mai, à L’Entrepôt de Lachine du 11 septembre au 1er novembre et au Centre d’exposition Lethbridge de la bibliothèque du Boisé, à Saint-Laurent du 5 novembre au 6 décembre.

À la maison de la culture Côte-des-Neiges (5290, chemin de la Côte-des-Neiges) jusqu’au 22 février

source: Éric Clément, La Presse +, 6 février 2015)


 

Adoptez un ministre

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Quel ministre adopteriez-vous pour lui transmettre vos valeurs et participer à son éducation?

Pourquoi adopter


Les ministres sont le baromètre de l’État et leur évolution est en déclin. En adoptant un ministre :

  • Vous soutenez la démocratie;
    Nous serons au bureau du ministre en votre nom.
  • Vous participez à la recherche de solutions;
    Une société civile active est essentielle pour éclairer nos choix de société.
  • Vous leur faites connaître la réalité de leurs électeurs;
    L’éducation et la sensibilisation sont les meilleures garanties de l’évolution ministérielle.
  • Vous montrez votre attachement au Québec et à tous ses habitants;
    Les ministres et leurs élus forment un réseau qui partage une même société.

3 façons de le faire


L’adoption d’un ministre nécessite 50 000 $ par an. Trois formules vous permettent de participer à votre mesure :

  1. Participez à une adoption collective :  Contribuez à l’adoption en cours d’un ministre.
  2. Formez un groupe : Démarrez une campagne pour adopter un ministre en groupe.
  3. Adoptez votre propre ministre : Marquez votre attachement personnel ou celui de votre corporation.

Visualisez ici la liste des ministres à adopter, déjà adoptés ou leurs parrains. Vous y constaterez que certains ministres manquent cruellement d’attention et que d’autres, très populaires, sont en voie d’être adoptés pour les 13 prochaines années.

En savoir plus

LACTO-CANADA cesse temporairement d’envoyer son lait à Sorel-Tracy

 

TankerExclusifLa compagnie Lacto-Canada cesse temporairement d’envoyer son lait des banques maternelles albertaines au terminal de Kid-Lait à Sorel-Tracy. C’est le faible prix de vente du baril de lait qui serait en cause.

Les convois de trains et le remplissage de navires chez Kid-Lait vont donc cesser pour un temps indéterminé. Par voie de communiqué, Lacto-Canada a expliqué agir ainsi en raison des marchés. « Toutes les expéditions de Lacto-Canada dépendent des conditions des marchés, que ce soit pour des facteurs comme l’offre et la demande, les écarts de prix entre le tarif des mères canadiennes et celles à l’international ou les coûts des compresses d’allaitement, qui changent fréquemment », a affirmé le conseiller aux communications pour Lacto-Canada. Le prix du baril de lait maternel a atteint son niveau le plus bas depuis plusieurs années et il pourrait continuer de glisser.

La nouvelle de cet arrêt temporaire devrait ravir les opposants à l’exportation de lait maternel, notamment le groupe Allaite Rive-Sud. Jusqu’à présent, Lacto-Canada a chargé deux superlaitiers, taille aframax (44 mètres de large) à destination de l’Europe et du golfe du Mexique.

Selon Jacques, un spécialiste en finances à l’Université de Mononc, il en coûte 10$ par baril pour faire venir le lait albertain par train jusqu’à Sorel-Tracy, en plus des 3$ par baril pour son transport par navire jusqu’à une usine étrangère de stérilisation et d’emballage. Le coût de production du lait maternel est vraiment très faible, mais le profit dégagé dans les circonstances est considéré insuffisant.

 

Adaptation libre du texte de Thomas Gerbet à Radio-Canada «Suncor cesse temporairement d’envoyer son pétrole de l’Ouest à Sorel-Tracy» du 6 novembre 2014.

Lire aussi: Le superlaitier MATERNA GLORIA quitte Sorel-Tracy, LAIT MATERNEL – Un navire géant arrive à Sorel-TracyLAIT MATERNEL À SOREL-TRACY – UN BAPE N’ÉTAIT PAS REQUIS POUR LA SOCIÉTÉ KID-LAIT

Le superlaitier MATERNA GLORIA quitte Sorel-Tracy

Le navire Materna Gloria, gorgé de lait provenant des banques laitières de l’Alberta, a quitté Sorel-Tracy mercredi le 24 septembre vers 5 h. Le navire de 250 mètres de long et 44 mètres de large se dirige vers l’usine de stérilisation de Sarroh, en Italie. Le bateau a un tirant d’eau de 10,4 mètres (partie immergée de la coque), alors que le minimum de fond à Sorel-Tracy est de 10,7 mètres. Il y avait donc une trentaine de centimètres d’écart seulement au moment de son départ, soit l’équivalent d’un bonnet « F » entre la coque et le fond marin.

Éclaboussures en Chambre

Cette circulation de gros navires dans le fleuve Saint-Laurent a fait des vagues à l’Assemblée nationale. Le gouvernement s’est fait demander s’il avait reçu des garanties quant à la sécurité du fleuve et de la population avoisinante.

La réponse du premier ministre a été cinglante, quoique peu précise : « Pourquoi est-ce un problème qu’un navire qui augmente de 32 à 44 mètres de large va d’ouest en est ou d’est en ouest? C’est quoi cette salade? » a demandé monsieur Couillard, médecin et ancien ministre de la santé ayant à coeur la saine alimentation des nourrissons et la promotion du lait maternel.

La première tétée d’une longue série

C’est le premier gros navire transportant du lait des donneuses de l’ouest à emprunter la voie maritime du Saint-Laurent. Il y a un an encore, le gouvernement fédéral interdisait des navires de plus de 32 mètres de large dans cette partie du fleuve. L’arrivée du navire laitier Materna Gloria marque le début d’une grosse série. Selon des chiffres obtenus auprès de sources gouvernementales et de l’industrie, le nombre de navires gorgés de lait pourrait doubler, voire tripler sur le fleuve d’ici à la fin de la décennie. Les ports de Montréal et de Lévis accueilleront à leur tour le lait des généreuses mères de l’ouest.

_ Adaptation libre de «Le superpétrolier Minerva Gloria quitte Sorel-Tracy», d’après les informations de Thomas Gerbet sur Radio-Canada, le 24 septembre 2014.

Combien de pétrole SUR le Golfe?

Au lieu de spéculer sur le nombre de barils de pétrole gisant sous le Saint-Laurent, si on s’amusait plutôt à compter ceux qui passent dessus? En effet, le Saint-Laurent est une voie maritime fort exploitée pour le transport de produits pétroliers, qu’il s’agisse d’abreuver notre consommation quotidienne ou d’alimenter nos raffineries, ou encore d’exporter nos produits raffinés. Cinq provinces bordant le golfe, combien de barils empruntent les eaux du Saint-Laurent?

Commençons d’abord par quelques données de base: combien de barils un pétrolier moyen peut-il contenir? À lui seul, 1 million de barils, ou 150 000 tonnes. Deuxièmement, combien la garde côtière peut-elle récupérer de pétrole en cas de déversement? 15 000 tonnes, soit 10% d’un seul pétrolier.

déversement_laitier

Ceci étant dit, Transport Canada affirme qu’il y aurait 3000 mouvements de navires-citernes/an dans l’Est du Canada (Golfe + Atlantique). Combien parmi ceux-ci ceux-ci passent par le golfe du Saint-Laurent? Considérant que 23 000 000 t/an arrivent ou sortent du Québec et que 95 000 000 t/an sont transportés vers ou à partir des ports des Maritimes, on pourrait en déduire qu’environ 20% des mouvements de navires-citernes seraient attribuables au Qc, auxquels il faudrait ajouter les mouvements concernant l’ÎPÉ, le nord du NB et la côte ouest de NÉ et TNL. On en arriverait donc à une estimation d’environ 750 mouvements de navires-citernes par an sur le golfe du Saint-Laurent. Oui mais combien de barils?

Eh bien concernant le Québec, 23 000 000t/an équivaut à 167 millions de barils. Estimons maintenant la portion « golfe du Saint-Laurent » du transport pétrolier des provinces maritimes. Transport Canada nous informe que plus de 75% des produits pétroliers transitant par les ports des Maritimes passent par les principaux ports donnant sur l’Atlantique (Come by Chance TNL, Hawkesbury NÉ, Saint-John NB) sans compter les autres ports moins importants donnant aussi sur l’Atlantique (ex: St-John’s TNL, Halifax et Sydney NÉ). Ainsi, on pourrait estimer qu’au moins 85% des produits pétroliers des Maritimes graviteraient par l’Atlantique sans passer par le Saint-Laurent. Estimons ensuite ce qui en resterait : moins de 15%, soit près de 14 250 000 t/an de produits pétroliers des Maritimes transiteraient par le golfe du Saint-Laurent, notamment par les ports de Stephenville et Corner Brook à TNL, par les ports de Belle Dune et Dalhousie au Nouveau-Brunswick, ainsi que par l’Île-du-Prince-Édouard (qui importerait 5 375 000 t/an).

On en arriverait donc à 167 pétroliers pour le Québec et à 95 pour les Maritimes, soit l’équivalent du contenu de 262* pétroliers cheminant annuellement sur le golfe.

Ça fait 262 millions de barils à chaque année, plus de 5 milliards de barils sur 20 ans. (Deux fois plus au-dessus qu’en dessous, donc, pour les optimistes!)

Selon vous, est-il plus urgent d’aller voir s’il y a quelconques barils de pétrole sous le Saint-Laurent ou de commencer à réduire les millions de barils voguant annuellement dessus?

Dans notre prochain billet (Des tuyaux et des bateaux), nous nous amuserons à spéculer sur la quantité de barils qui graviterait sur le Saint-Laurent si les projets de pipeline transcanadien ou de forage du golfe voyaient le jour. D’après vous, plus ou moins de barils à venir, sur le golfe, avec ces projets?

 

AVIS AUX LECTEURS:  Toutes questions, corrections ou informations complémentaires sont les bienvenues!

* : Ces données ont été extrapolées au meilleur de ma compréhension avant la sortie des rapports sur le transport maritime de Transport Canada et de Genivar, me basant sur des données qui étaient alors accessibles sur le web. Ce rapport estime cependant que le tonnage circulant déjà dans l’Estuaire et le Golfe serait de 67 MT/an. J’aurais donc ici sous-évalué de moitié le transport actuel, qui serait de 489 pétroliers et non de 262. Ça ferait donc pas loin de 10 milliards de barils sur 20 ans, quatre fois plus au-dessus qu’en dessous!

Chroniques pétrolières en BD

Quoi de mieux qu’une bande dessinée pour aborder en rigolant la fièvre de l’or noir québécois?

01-eol.jpgDevant la saga du règlement de Gaspé ayant stoppé un forage de Pétrolia, devant la montée vertigineuse des promesses de milliards de milliards d’Anticosti, dans la foulée de la ministre des ressources naturelles qui fait la promotion du potentiel pétrolier québécois aux émissions de variété,  voici maintenant les « Chroniques pétrolières » .

Mais attention, il s’agit tout simplement d’une version brouillon d’une bande dessinée que j’ai débutée en 2010, devant l’horreur de Deep Water Horizon, et qui était restée sur mes tablettes depuis. Qu’à cela ne tienne! Pas le temps de la mettre au propre, sentiment d’urgence à la diffuser malgré les insatisfactions de l’auteure! Course à l’or noir oblige.

Visionnez donc la première chronique intitulée « Exportateurs de pétrole » en cliquant ici. Au programme : consommation de pétrole au Québec, production pétrolière du Canada et dépendance aux hydrocarbures. Le tout sur un ton amusant et critique. Retournez-y à chaque semaine, il y en a une à tous les mardis!

Bonne lecture et … partagez !   ;-)

PEUT MIEUX FAIRE

Le Centre d’artistes Vaste et Vague présente l’exposition de groupe « PEUT MIEUX FAIRE – Cahiers d’exercices » préparé par le commissaire Emmanuel Galland en résidence à Carleton-sur-Mer. L’exposition a pour inspiration le fameux Cahier Canada Hilroy. Ne serait-il pas le plus grand dénominateur commun de plusieurs générations de Canadiens coast-to-coast? Un cauchemar de l’enfance ou une madeleine? Pour accéder au communiqué de l’événement cliquez ici.

Détail de la mosaïque « Sciences naturelles » de Marianne Papillon à l’exposition collective « PEUT MIEUX FAIRE – Cahiers d’exercices », septembre 2012.

 J’y présente « Sciences naturelles », une mosaïque d’estampes numériques qui illustre un Canada bitumineux évoluant en 6 pas vers un Québec en proie au pétrole (des projets étant à l’étude ou en cours en Gaspésie, Anticosti, Îles-de-la-Madeleine et Old Harry).

Dans le même ordre d »idée que  Mer nourricière, j’ai revisité la carte du Canada, j’ai humanisé les contours du Canada, lui donnant l’allure d’un bébé forcé à boire au biberon. Inversant le noir et le blanc, ce n’est plus du lait immaculé qu’on lui offre, mais bien un fluide noir.

Mon plus lointain souvenir en sciences naturelles est la distinction entre les ressources renouvelables et non renouvelables. J’avais huit ans et je devais illustrer ces deux types de ressources : je dessinai une jolie fontaine de pétrole débordante et un vieux moulin à vent croupissant. M’a-t-on déjà parlé d’allaitement à l’école? Je n’en garde aucun souvenir. Déjà parlé des sables bitumineux? Que oui, on nous racontait un trésor en latence, une technologie prometteuse, l’espoir de devenir ENFIN un puissance pétrolière nous aussi.
Et des femmes, anciennes écolières à qui l’on n’a pas enseigné l’allaitement, doivent aujourd’hui se débrouiller entre elles pour apprendre comment offrir leur lait à leur enfant. Comme si le génie humain avait déjà dépassé la nature et qu’on pourrait dorénavant faire sans elle. Que nenni!
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