Parce que la sécurité a plusieurs visages

SONY DSC

Extrait de «Sécurité énergétique», MPapillon 2011

La base de la sécurité énergétique, c’est d’abord de ne pas manquer de jus ou, si vous préférez, de lait. Éviter la panne sèche: entretenir une bonne production et, autant que possible, ne pas séparer le petit de sa source d’énergie maternelle! Sinon, avoir quelques réserves de secours pas trop loin. Mais c’est aussi veiller à ce que le lait, s’il n’est pas bu au sein, ne soit ni périmé ni trop dilué. S’assurer que les fuites de lait soient sous contrôle et que la couche ne déborde pas! Enfin, vérifier que la tétée soit efficace, sans petit bec pinceur ni frein de la langue trop court…

À l’échelle des communautés, la notion de sécurité énergétique, recoupe:
  1. La  garantie d’approvisionnement : l’accès à une source fiable d’énergie  en quantité suffisante pour répondre à des besoins variables.
  2. La sécurité environnementale :  la prise en compte des impacts de l’approvisionnement et de la consommation sur l’environnement, de son extraction jusqu’à son transport, événements accidentels inclus.
  3. L’efficacité énergétique : diminuer les pertes d’énergie, réduire l’énergie requise pour un même service et réduire la consommation d’énergie à la source.

En effet, toute augmentation du prix du baril de pétrole, réduisant la facilité d’approvisionnement, entraînera un regain d’attention pour les programmes d’efficacité énergétique et pour le développement d’énergies alternatives.

De la même façon, toute crise écologique aura un impact sur les choix des collectivités en matière d’énergie, menant à des modifications de leurs modes d’approvisionnement et de consommation.

Somme toute, consommer en moins grande quantité une énergie moins polluante résulte en une meilleure garantie d’approvisionnement énergétique et en une plus grande sécurité énergétique et environnementale.

« Garanti, sécuritaire et efficace! » Joli slogan pour promouvoir… l’allaitement?

Publicités

Le superlaitier MATERNA GLORIA quitte Sorel-Tracy

Le navire Materna Gloria, gorgé de lait provenant des banques laitières de l’Alberta, a quitté Sorel-Tracy mercredi le 24 septembre vers 5 h. Le navire de 250 mètres de long et 44 mètres de large se dirige vers l’usine de stérilisation de Sarroh, en Italie. Le bateau a un tirant d’eau de 10,4 mètres (partie immergée de la coque), alors que le minimum de fond à Sorel-Tracy est de 10,7 mètres. Il y avait donc une trentaine de centimètres d’écart seulement au moment de son départ, soit l’équivalent d’un bonnet « F » entre la coque et le fond marin.

Éclaboussures en Chambre

Cette circulation de gros navires dans le fleuve Saint-Laurent a fait des vagues à l’Assemblée nationale. Le gouvernement s’est fait demander s’il avait reçu des garanties quant à la sécurité du fleuve et de la population avoisinante.

La réponse du premier ministre a été cinglante, quoique peu précise : « Pourquoi est-ce un problème qu’un navire qui augmente de 32 à 44 mètres de large va d’ouest en est ou d’est en ouest? C’est quoi cette salade? » a demandé monsieur Couillard, médecin et ancien ministre de la santé ayant à coeur la saine alimentation des nourrissons et la promotion du lait maternel.

La première tétée d’une longue série

C’est le premier gros navire transportant du lait des donneuses de l’ouest à emprunter la voie maritime du Saint-Laurent. Il y a un an encore, le gouvernement fédéral interdisait des navires de plus de 32 mètres de large dans cette partie du fleuve. L’arrivée du navire laitier Materna Gloria marque le début d’une grosse série. Selon des chiffres obtenus auprès de sources gouvernementales et de l’industrie, le nombre de navires gorgés de lait pourrait doubler, voire tripler sur le fleuve d’ici à la fin de la décennie. Les ports de Montréal et de Lévis accueilleront à leur tour le lait des généreuses mères de l’ouest.

_ Adaptation libre de «Le superpétrolier Minerva Gloria quitte Sorel-Tracy», d’après les informations de Thomas Gerbet sur Radio-Canada, le 24 septembre 2014.

Ras-le-bol

Croyez-le ou non, le déversement de 450 000 L d’hydrocarbure à Sept-Îles serait survenu alors qu’on tentait de transvider du mazout dans un réservoir qui était PLEIN! Alors, mesdames, saisissez l’occasion: apprenez des erreurs des autres.

Sécurité_énergétique_7-Cliff

Débordement prémonitoire? Voir venir et … apprendre de nos erreurs.

Premièrement, lorsque vous exprimez* votre lait, utilisez un contenant vide. Si, en cours de processus, vous constatez un débordement, cessez l’expression du lait maternel. Ne tardez pas avant de nettoyer, vous éviterez de fâcheuses taches. Un point important: n’en faites pas tout un plat. Évitez de mettre des photos du dégât sur facebook, ou alors ne montrez que ce qui a coulé sur la table et omettez ce qui s’est répandu au sol. L’image que vous projetez de vous-même est PRIMORDIALE.

Avez-vous prévu une équipe de secours en cas d’urgence? Qui sait si vous trouverez du personnel qualifié pour vous aider le moment venu? Prévoyez aussi un petit budget hebdomadaire pour acheter des produits de nettoyage, au cas où, et… un dernier conseil: avez-vous pensé à investir dans le papier essuie-tout? En effet, en devenant actionnaire de la solution, vous rentabiliserez les dépenses liées aux éventuels « accidents« .

Il est vrai que la prévention peut contribuer à diminuer la survenue et l’importance des déversements. Mais mesdames, en allaitement comme pour le reste, le risque zéro n’existe pas. Dégât il y aura, assurément, alors… soyez prêtes!

PS: Rassurez-vous, ces préoccupations sont temporaires. Un jour ou l’autre, le sevrage viendra.

*Exprimer: Faire sortir un liquide par pression ; extraire : Exprimer le jus d’un citron. Source: Dictionnaire Larousse

Histoires de brassières

Le Soutien-côte s’est déployé le 2 juillet dernier sur une falaise du Parc de Gros Cap, des centaines de femmes ayant répondu à l’appel lancé dans le cadre de l’événement-résidence en art actuel Faire avec. Ce sont près de 1600 soutiens-gorges qui ont été offerts par les femmes des Îles-de-la-Madeleine et d’autres régions du Québec ou d’ailleurs, en gage de la solidarité envers les populations côtières et insulaires dans la lutte aux changements climatiques. Le Soutien-côte fait 120 pieds de long et contient environ 1200 soutiens-gorges usagés*. Il est en place jusqu’au 28 juillet 2013. (Album photo en ligne ici, merci de partager le tout auprès des personnes et organismes ayant contribué au projet si le coeur vous en dit!)

La confection et l’accrochage du Soutien-côte ont été possibles grâce à l’aide de membres de la communauté madelinienne, et je les en remercie chaudement. Cet assemblage communautaire de brassières a donné lieu à d’intéressantes conversations et c’est avec gratitude que j’en partage ci-bas quelques perles. À votre soutien!

© Maude Jomphe

Le Soutien-côte de Marianne Papillon.   Crédit photo: © Maude Jomphe

« Je t’en ai données, des brassières. Ma belle-mère est décédée pis on a vidé ses tiroirs. Elles étaient blanches. Il y aura un peu d’elle, sur la falaise. »

« Mon Dieu, celle-là était à moi! Hey, ça c’était de la grosse misère! Toute déchirée. »

« C’est fascinant de voir autant de variété. Elles ont toutes un design différent! »

« À mon avis, le soutien-côte, c’est la seule chose utile à quoi peut servir un soutien-gorge. »

« Ma soeur cadette a de plus gros seins que moi. Quand j’étais ado, elle me refilait ses brassières quand elles ne lui faisaient plus. C’était plutôt insultant. »

« Pourquoi quelqu’un voudrait se débarasser d’une aussi belle brassière? …Peut-être qu’elle ne lui faisait plus? »

« J’me souviens pas pourquoi j’ai recommencé à en porter… Ah oui! Je travaillais dans un resto pis j’devais porter des petites blouses blanches. »

« Des « baleines ». Pourquoi ils mettent ça? »

« J’ai eu mes règles très tôt, à 10 ans. J’étais super contente. »

« Celle-là est bien rembourrée. Pourtant… c’est tellement beau des petits seins! »

« La première affaire  que je fais en rentrant chez nous, c’est de l’enlever. Après ça, je peux relaxer. »

« Moi mon problème c’est que j’ai eu mes seins d’adulte à onze ans. C’est pour ça que ma colonne est courbée aujourd’hui : j’ai cherché à cacher ma poitrine pendant des années. »

« Tiens, celle-là c’est la mienne! Je l’ai acheté au Walmart en voyage, c’était un achat de dernière minute. Elle ne m’a jamais fait. »

« Ma meilleure amie a un problème: ses seins poussent constamment. La dernière fois qu’on a magasiné ensemble, ça lui a pris 2h à se trouver un maillot. Il lui a fait pendant 2 mois. »

« Tsé les brassières qui piquent? On le sait jamais d’avance, ça. »

« Tiens, je te donne les brassières de ma tante. Elle doit changer toute sa garde-robe parce qu’elle perd du poids. Elle fait de la chimio pour un cancer. »

« J’ai eu mes règles à 16 ans et demi. À 17 ans je partais de chez mes parents. Prête pour la vie d’adulte! »

« Quand on sort des Îles, il faut en profiter pour s’acheter des brassières. On en trouve difficilement, ici. »

« Je comprends pas pourquoi faudrait se cacher pour allaiter. S’il y a une bonne raison de les sortir, c’est bien celle-là! »

« C’est beau de la dentelle comme ça. Mais il me semble que les vêtements doivent pas bien tomber là-dessus? »

« Moi je ne les ai pas brûlées mes brassières. Mais en voyant des femmes le faire, je me suis dit que, dans le fond, c’était bien vrai que j’en avais pas de besoin. »

« J’ai appelé mes amies, mes cousines, mes anciennes collègues, je leur ai dit: « Il faut que vous m’aidiez à ramasser 1000 soutiens-gorges pour Marianne. » On s’est donc organisé des dîner-brassières. »

« J’avais pas le choix de m’en acheter une : quand on se changeait dans les cours d’éduc, j’étais la seule à ne pas en avoir. »

« Ça me fascine, les brassières à pois. Il me semble que c’est le genre de motif qui attire drôlement le regard. »

« La première fois que j’ai magasiné une brassière, la vendeuse a dit à ma mère: « Ben voyons madame, elle en a pas besoin! » J’étais insultée! Hey, je le savais, moi, que j’en avais, des seins. »

« C’est une brassière d’allaitement, ça? Moi j’allaitais sans brassière. »

« J’arrive jamais à remplir les bonnets. Tu vois, celle-là, elle me ferait. Sauf que le tour de poitrine serait trop petit. »

« Ça, c’est le genre de projet que seulement une femme peut initier. Si un gars faisait ça… »

« Je porte pu ça, des brassières à bonnets rembourrés, comme ça. Mais elle, elle serait jolie… »

« J’ai pas osé te donner mes vieilles brassières parce que je me suis dit qu’en sevrant, j’allais sûrement en avoir encore besoin. »

« D’où ça vient, le mot « soutien-gorge »? Vous avez fait des recherches? »

« Tu devrais inviter les Femens pour le vernissage. »

*Les soutiens-gorges non utilisés serviront à d’autres projets artistiques et\ou seront remis à la campagne « Osez le donner » (Fondation québécoise du cancer du sein). Encore merci!

  • Cliquez sur les mots en ROUGE!
  • Articles récents

  • Thèmes :

  • Follow Lait, pétrole et Papillon on WordPress.com
  • Publicités
%d blogueurs aiment cette page :