Le printemps des nourrices

Ça y est, un des plus vieux statut du monde refait surface : celui de nourrice. C’est mon ami de lait James Akré qui le dit : « le phénomène qui a commencé à apparaître il y a six mois seulement – le partage de lait maternel de mère à mère, via l’Internet, sans visée commerciale – me frappe par sa similitude avec la chute du Mur de Berlin en 1989 ou le Printemps arabe de 2011. »

Du lait humain pour les bébés humains. Sans plus. Pas de lutte, pas de bataille… mais pas de permission. Pas de production industrielle, pas d’exploitation commerciale… mais pas glamour.

Juste des mamans, qui donnent du lait à des bébés. Mais en groupe, et sans l’assentiment des autorités sanitaires. Les mamans et les nourrices demandent maintenant qu’on les laisse faire ce qu’elle jugent être le mieux, considérant les risques de transmission de maladie bien inférieur aux risques de toute sorte du lait commercial.

James a dit : « Faisant la preuve de leur conscience aiguë de la façon dont leurs bébés devraient être nourris, ces mères expriment aussi avec éloquence les recommandations de l’Organisation mondiale de la Santé sur l’alimentation des nourrissons et des jeunes enfants, avec sa hiérarchie nutritionnelle explicite, en place depuis 1986 : le lait au sein la mère, le lait exprimé de sa propre mère, le lait d’une autre mère en bonne santé, le lait maternel venu d’un lactarium et, pour finir, le lait industriel. »

Quand nous entrerons véritablement dans une crise énergétique, et que le la production, la transformation, l’emballage et le transport du lait commercial sera rendu inaccessible aux homos sapiens que nous sommes, nous trouverons peut-être plus naturellement des nourrices dans le voisinage. Pour l’instant, mesdames, naviguez!

Un plan B SVP

Le Canada vient d’adopter un plan, un « cadre énergétique« . Devinez quoi? On veut redorer l’image des sables bitumineux et agrandir notre marché d’exportation de cette ressource « durable » et « responsable ».

Étions-nous à la recherche d’un plan énergétique, ou financier? Parce que question planification énergétique, on pourrait voir un peu plus loin et soulever la question de la vie après le pétrole.

La bonne nouvelle, c’est que le ministre de l’environnement du Canada annonce un plan de surveillance intégré visant les sables bitumineux. Chouette! On va enfin savoir à quel point l’eau est polluée et on va même pouvoir suivre l’évolution de la contamination des vivants.

« Une surveillance de l’air accrue renforcera les mesures et permettra répondre à des questions clés sur les émissions attribuables à l’exploitation des sables bitumineux, leur quantité et les sources. Nous serons ainsi mieux renseignés sur le devenir des émissions des sables bitumineux dans l’atmosphère – le transport, la transformation et le dépôt – ainsi que sur l’interaction de ces émissions avec celles d’autres secteurs. »

Et si on regardait plutôt comment on peut diminuer notre dépendance aux hydrocarbures et comment on pourrait ralentir notre production d’énergie non-renouvelable émettrice de gaz à effet de serre?

Du risque augmenté ou diminué

Ben oui, encore la même rengaine aujourd’hui : »L’allaitement diminue le risque de ceci! »

Alors, je retitre : l’introduction, chez le bébé de moins de 6 mois, de tout aliment autre que le lait maternel augmente le risque d’asthme.

Ça fait frissonner, non? Homo sapiens, quand tu te dénatures…

Je le répète! Aucune accusation aux parents, quels que soient les aliments/laits offerts. Juste un rappel pour mieux soutenir ceux qui allaitent, pour rendre plus compétent le personnel de périnatalité, pour lever les obstacles à l’allaitement dans nos communautés. Amen. Mais voilà que je me suis trouvé un frère d’opinion!

L’auteur de « Le problème avec l’allaitement »:

L’auteur envisage l’allaitement davantage comme un enjeu social que comme une question de choix personnel. Car ce ne sont pas seulement les mères qui allaitent ou pas. Si on se place du point de vue des sociétés, on peut dire qu’il existe des cultures d’allaitement et des cultures de non-allaitement.

En effet, les normes culturelles d’une société donnée déterminent les comportements et les choix des mères. Il est naturel d’adopter les comportements culturellement valorisés de la société à laquelle on appartient. Ainsi, bien qu’il soit intellectuellement admis que « le sein, c’est plus sain », le lait industriel est toujours considéré comme une solution alternative saine et sans dangers.

James Akré ne craint pas d’affirmer que cette croyance est erronée : ce n’est pas tant l’allaitement qui est meilleur pour la santé que le lait industriel, donc le non-allaitement, qui est nocif .

Il est urgent que nous retournions à la norme biologique des mammifères que nous sommes, en ce qui concerne l’alimentation des petits de notre espèce, si nous souhaitons donner à nos enfants les moyens d’accéder à une santé optimale.

L’emballage est-il un déchet?

Non, selon terra-eco.net. Et en matière de ressources, il est une chose certaine, les produits à recycler sont désormais le plus gros gisement planétaire dont nous disposons!

– Point de vue – L’emballage n’est pas inutile. Il sert à protéger les aliments et donc à éviter le gaspillage ! Mieux, il doit être vu non comme un déchet mais comme une matière première aux nombreuses vies potentielles…

Tout le monde semble avoir oublié à quoi sert un emballage… Les estimations de la FAO (l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, ndlr) montrent que selon les pays entre 20 et 75 % des denrées alimentaires sont perdues. En Europe, par exemple, jusqu’à 30% des aliments sont gâchés, soit près de 71 millions de tonnes par an, près de 300 kg par habitant ! Les chiffres sont cruels car ils ne trompent pas : plus l’emballage est développé dans un pays, moins il y a de pertes ; c’est inversement proportionnel… Dans les pays sous-développés, malgré la faim qui est la première cause de mortalité enfantine, le premier consommateur d’aliments est hélas la poubelle.

La principale fonction de l’emballage est de conserver ce qu’il contient : c’est un contenant qui protège durablement un contenu.  S’il protège ce qu’il contient, l’emballage évite les gaspillages. Qu’est-ce qui est le plus irresponsable : gaspiller des produits alimentaires ou, éventuellement, gaspiller du matériau d’emballage ?… Depuis l’invention de la boîte de conserve au XIXe siècle, le packaging a sauvé des milliards de vie et il est, dans la plupart des cas recyclable ; c’est en cela qu’il est totalement responsable.

Il se trouve que le packaging a un défaut majeur, celui d’être visible, dans le caniveau, dans les champs et lorsqu’il déborde de nos poubelles. C’est une pollution visuelle. Mais le problème ne porte pas sur la responsabilité ou l’irresponsabilité du packaging ; il s’agit juste d’une question « d’éco-responsabilité » des industriels et des consommateurs. On se donne donc bonne conscience quand on « attaque » le packaging pour éviter d’aborder la véritable question : celle de notre façon de surconsommer. Tous les pays développés sont en état de surconsommation. Le problème de l’emballage s’il en est, n’est qu’une résultante de notre surconsommation chronique.  Texte intégral ICI.

Bon tri, bonnes inventions!

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