Des nouvelles de vos dessous

Vous aviez offert votre soutien-gorge en 2013? Vous aviez participé de près ou de loin au Soutien-côte? Eh bien voici quelques nouvelles d’intérêt pour vous.

Accrochage du Soutien-côte de Marianne Papillon, le 2 juillet 2013. Événement-résidence

Accrochage du Soutien-côte de Marianne Papillon, le 2 juillet 2013. Événement-résidence « faire avec » du centre d’artistes Admare, commissariat de Véronique Leblanc. Crédit photo: © Pascal Stouder

Après avoir affronté vents et marées sur la falaise de Gros Cap aux Îles-de-la-Madeleine, puis après un repos dans un entrepôt madelinot, vos brassières voguent aujourd’hui vers le continent. Ah, quel destin palpitant vous leur avez offert!

Le Soutien-côte prêt pour l'embarquement, mai 2015.

Le Soutien-côte prêt pour l’embarquement, mai 2015.

Les voilà qui voyagent, bien emballées avec plusieurs centaines d’autres dessous recueillis aux Îles cette année par le Cercle des Fermières.

En effet, la campagne Osez le donner 2015 se termine cette semaine aux Îles-de-la-Madeleine – éloignement oblige – mais elle se poursuit jusqu’au 10 juin dans le reste du Québec!

Pour chaque soutien-gorge amassé, DeSerres verse 1$ à la Fondation. Les soutiens-gorges recueillis sont offerts à Renaissance, qui les offrira à prix modique aux plus démunies. Enfin, les soutiens-gorges non réutilisables sont remis à Certex, un organisme œuvrant dans le domaine de la récupération textile.

Pour trouver un point de chute près de chez vous: cliquez ici!

Grâce à votre contribution au Soutien-côte en 2013, ce sont 1350$ qui seront versés cette année à la Fondation du cancer du sein du Québec. Merci à toutes les donneuses de brassières et aux porteurs de message d’espoir!

Détail du Soutien-côte. Crédit photo: Pascal Stouder

Détail du Soutien-côte. Crédit photo: Pascal Stouder

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Une campagne téteuse?

Voici mon analyse des différentes plateformes électorales du Québec sous un seul regard: celui favorisant l’allaitement maternel. Après tout, quel autre dossier peut se vanter d’avoir un aussi grand potentiel en matière de santé des populations, de sécurité alimentaire, de réduction de gaz à effet de serre et de réduction de notre dépendance au pétrole?

Analysons donc les plateformes électorales de 6 partis en lice en fonction des différents facteurs prédictifs de l’allaitement maternel. Loin d’être politicologue, je vous propose un classement par pointage de 0 à 3, arbitraire mais honnête :

                FACTEUR        \           PARTI PLQ CAQ PQ ON QS PVQ
âge avancé de la mère, grossesse planifiée 0 1 1 1 1 1
niveau d’étude de la mère 0 2 2 3 3 3
niveau socio-économique 1 1 1 1 2 2
non-fumeur 0 1 3 1 1 3
information de qualité sur l’allaitement reçue avant l’accouchement et avant la grossesse 0 0 0 0,5 1 2
pratique hospitalière favorisant l’allaitement (Initiative Amis des Bébés de l’OMS) 0 0 0 1 1 2
soutien à la mère (via père, famille, amis) 1 1 3 2 3 0
soutien aux professionnels de la santé (formation du personnel et financement des organismes) 0 1 0 1 3 3
Environnement de travail favorable à l’allaitement, travail à temps partiel 1 0 1 0 0 2
Politique encadrant la publicité des préparations commerciales pour nourrissons 0 0 0 2 2 1
Score « téteux » des partis sur 30 : 3 7 11 12,5 17 19

Prix biberon au PLQ (3/30) pour leur maigre proposition en santé qui se résumerait à : « Le PLQ propose d’améliorer la santé dentaire de nos jeunes, l’accès en chirurgie, et de mieux suivre les malades chroniques. » Aucune mesure de prévention mise de l’avant pour cela, alors que l’allaitement maternel à lui seul pourrait y arriver à long terme. Seul point positif du PLQ en matière d’allaitement: il s’engage à soutenir les entreprises qui créeront des places en services de garde dans leur milieu de travail. Cette mesure pourrait potentiellement  diminuer la séparation mère-enfant et ainsi contribuer à prolonger la durée de l’allaitement maternel au-delà du retour au travail.

La CAQ traîne de la patte (7/30). Elle mentionne la prévention, mais rien ne laisse présager que le soutien et la promotion de l’allaitement ne s’insérerait à son « grand ménage » : « Prise en charge complète de l’état de santé de chaque Québécois par un médecin de famille, coup de barre pour compléter rapidement le réseau des Groupes de médecine familiale (GMF), abolition des Agences de santé et de services sociaux, plus d’autonomie aux établissements de santé, rapidité d’accès aux examens diagnostiques et aux soins spécialisés, virage en faveur de la prévention.(…) Il est inconcevable que la porte d’entrée pour obtenir une consultation médicale demeure encore aujourd’hui la salle d’attente bondée d’une clinique ou l’urgence d’un hôpital. » Bon point pour les mamans qui doivent consulter l’urgence pour un problème d’allaitement, encore faudrait-il que les professionnels de la santé les recevant soient compétents en la matière.

 Le PQ s’approche mais rate la cible (11/30): on sent une volonté d’aller vers la prévention, de soutenir les familles et de valoriser la scolarité, mais les mesures plus spécifiquement liée à la santé de la femme, à la périnatalité et à l’allaitement ne sont pas explicitées : « Préserver notre système de santé et nos services sociaux : adopter des mesures de prévention, incluant des mesures pour favoriser la pratique du sport, afin de lutter contre la malbouffe, la sédentarité, le tabagisme et les infections transmises sexuellement afin de réduire la prévalence des maladies chroniques et d’améliorer les habitudes de vie.  Faire de la lutte contre le cancer une véritable priorité nationale et procéder à une réorganisation de la lutte contre le cancer au Québec en partenariat avec le milieu. » Pas un mot sur l’allaitement et son potentiel de prévention sur les maladies chroniques et le cancer… Nous ne savons donc pas si ces mesures concerneront la promotion et le soutien à l’allaitement, mais nous pouvons l’espérer.

Alors, téteuse, la campagne électorale?                    Pas vraiment.

Option Nationale obtient la mention spéciale aigre-douce (12,5 /30) pour être le seul parti dont le site permet d’obtenir un résultat en y tapant le mot « allaitement », lequel nous mène à la page d’une candidate qui affirme avoir été marraine d’allaitement en 2009. (Faut-il applaudir ou bien en pleurer, je vous le demande.) Bravo madame Garnier, votre parti se mérite grâce à vous 0,2 point au volet « information en allaitement ». (En date du 17 août, j’ajoute 0,3 point supplémentaire grâce au vidéo de Catherine Dorion où son attache de soutien-gorge d’allaitement dépasse de sa bretelle de camisole.) « Chaque dollar investi en prévention rapporte dix fois plus en dépenses curatives évitées. ON fera de la prévention et de l’action sur les déterminants de santé une priorité nationale en y associant les écoles, les municipalités, les employeurs et les autres acteurs concernés  » Bon, là, on parle vraiment presque d’allaitement. Du moins, on peut déduire que le soutien et la promotion de l’allaitement cadrerait parfaitement avec cette vision. « Il faudra également recentrer le système de santé sur les besoins du citoyen et savoir faire face aux lobbys médicaux et pharmaceutiques« ; mesure compatible avec le code de commercialisation des substituts du lait maternel.

QS se mérite le titre 2e téteux (17/30) grâce aux priorités qu’il accorde à la lutte à la pauvreté, à la gratuité scolaire, au féminisme, à une vision holistique et préventive de la santé qui inclue un soutien aux organismes communautaires et un retrait des lobbys industriels et pharmaceutiques. « (…) Il est proposé de créer, à partir du volet actuel «santé publique» du MSSS, une instance de promotion de la santé qui assumera un rôle déterminant auprès de l’ensemble de la population. Cette instance, multidisciplinaire et paritaire femmes – hommes, aura un pouvoir d’influence sur les autres ministères et sur les entreprises afin qu’ils agissent en faveur de la santé. » Espérons que ceci incluerait des mesures favorisant l’allaitement. « Il est proposé que le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS), de concert avec le mouvement féministe, intègre une analyse féministe de la santé (…), que des mesures soient prises pour mettre fin à la surmédicalisation du corps des femmes. » Amen.

Le Parti Vert du Québec est proclamé grand champion téteux (19/30) en axant sur la prévention, en valorisant les organismes communautaires et les pratiques écologiques, en proposant l’éducation gratuite et un revenu minimal garanti. « Une société en santé, ce n’est pas qu’un réseau d’établissements dédiés aux soins : le Parti vert du Québec propose un programme global de santé publique prenant en considération l’ensemble des déterminants pour une société en santé. (…) En matière de santé individuelle, en tenant compte des besoins réels, développer des politiques accordant autant d’importance à la médecine préventive, à la promotion de la santé et au développement de l’autonomie individuelle et collective qu’au traitement et à la guérison des maladies. » Selon cette vision, l’allaitement maternel serait assurément hautement valorisé. « Le PVQ croit qu’il est temps de faire respecter nos droits en obligeant les entreprises à assumer le cycle de vie de leurs produits, de sa fabrication à l’usine jusqu’à sa fin chez le consommateur où il est finalement éliminé. » Un joli pied-de-nez à Nestlé et ses acolytes. « L’éducation est le meilleur moyen pour améliorer la santé de la population, plusieurs études ont démontré que l’investissement en éducation avait un effet direct sur l’état de santé et conséquemment sur les coûts du système de santé » Et voilà! Écrivez maintenant le mot « ALLAITEMENT » quelque part dans votre programme et obtenez le prix colostrum!

Alors, téteuse, cette campagne? Pas vraiment. Retenons que, bien que les partis d’une idéologie plutôt de gauche et/ou environnementalistes soient ceux qui proposent les mesures les plus à même de favoriser l’allaitement maternel, aucun parti n’aborde actuellement, ne serait-ce que du bout des lèvres, cet important dossier de santé publique. Pourquoi? Parler d’allaitement sur la place publique, est-ce encore perçu comme vouloir culpabiliser celles qui n’ont pas allaité? Pourtant, on ne se gêne pas pour parler de tabagisme et d’obésité durant cette campagne! À moins que nos politiciens ne soient tout simplement pas au courant de l’énorme potentiel de santé, d’épargne et de protection de l’environnement qu’est l’allaitement maternel?

Explicatif du pointage : j’accorde 3 points d’emblée pour la gratuité scolaire ainsi que 2 pour le revenu minimal garanti, puisque les niveaux d’étude et socio-économique sont déterminants en allaitement. Comme tous les partis proposent des mesures ayant trait à l’économie, ils se méritent minimalement 1 points chacun. Les partis parlant de prévention en matière de santé, plutôt que d’axer sur l’accessibilité aux soins spécialisés, se méritent quelques points dans la rangée « grossesse planifiée » et « non-fumeur ». Les énoncés sur le soutien aux familles payent un simple point lorqu’il est question d’allègement fiscal, et davantage lorsqu’il est question de CPE ou autres priorités accordées à la famille. Le tout est complété et nuancé à la lecture des programmes et plateformes disponibles sur le web en date du 15 août 2012. Avez-vous une autre opinion sur la question? Des nuances à apporter?

Madone et Séraphin

Madone entourée de Séraphin et de chérubins, de Jean Fouquet, adapté par Marianne Papillon

«Il y a toujours des messages subliminaux (sic) qu’on passe avec des peintures comme celles-là. Pour certaines personnes qui eux autres sont vulnérables, ça pourrait présenter un risque» de dire le ministre de la Santé et des services sociaux du Québec.

Ou une force, pour qui en saisira l’occasion. Ne pourrions-nous pas exploiter l’art du subliminal en santé publique, pour favoriser l’allaitement maternel, par exemple?

Besoin d’une suggestion de slogan pour promouvoir l’allaitement en public ? « Retirez ce carré rouge, que je ne saurais voir ».

Mais attention, le MSSS et le FQRSC ont justement eu le bon goût de commander une recherche sur l’évaluation de la mise en oeuvre des lignes directrices en allaitement maternel au Québec. Un des constats : «encourager l’allaitement sans garantir l’accès à un soutien adéquat en période postnatale est fortement susceptible de placer les mères en situation d’échec, avec un sentiment d’incompétence maternelle».

Et on y suggère d’ailleurs d’assurer un financement adéquat et durable pour soutenir les bonnes pratiques en allaitement dans les établissements de santé et pour soutenir les services de soutien offerts par les groupes d’entraide en allaitement.

Tiens, ça me rappelle un texte que j’ai lu, dans le journal Le Monde, sur le Plan Nord, à propos de la gestion des finances publiques au Québec : «Le gouvernement s’apprête à engager des dizaines de milliards pour un projet aux retombées hypothétiques, comme l’estiment la plupart des analystes indépendants. C’est dans ce contexte qu’il sabre dans les budgets de la santé et de l’éducation, qu’il augmente les frais de scolarité. « Votre juste part », a-t-il réclamé aux étudiants. Leur réponse : la rue, les casseroles, le tintamarre. Et peut-être plus

Pour voir l’oeuvre originale « Madone entourée de séraphins et de chérubins » de Jean Fouquet, sans Jean Charest, cliquez ici.

Singeons-nous mesdames

Allaiter est-il un comportement inné ou acquis? Bien que les nouvelles mères ont tout ce qu’il leur faut pour allaiter (des seins, un cerveau et un bébé ou +) il semble qu’elles bénéficient grandement de leurs pairs pour y arriver. En effet, chez les primates, l’allaitement serait un comportement acquis plutôt qu’inné.

Quand avez-vous vu pour la première fois une femme allaiter? Et pour la dernière fois? Ces expériences vous ont-elles marqué? Avez-vous appris quelque chose? Humain, nous apprenons par mimétisme, mais aussi par la parole. Une discussion avec une allaitante vous en dira d’ailleurs bien long.

La tranmission horizontale des connaissances est devenu incontournable en matière d’allaitement. Pas le choix : parmi nos mères, tantes et grands-mères, bien peu ont allaité. Où est passé le mimétisme? L’encodage? Le témoignage? Devant si peu de transmission intergénérationnelle, les mères n’ont d’autres choix que de s’entraider, question d’échapper aux classiques « tu dois manquer de lait », « tu vas te fatiguer » et « sors, je vais lui donner une bouteille ».

Fine pointe de la technologie maternelle (5) par Marianne Papillon, tiré de l'exposition Exploration mammaire et pétrolière

L’omniprésence du pétrole nous a éloigné de la connaissance de l’allaitement. C’est le pétrole qui rend accessible les pesticides, les engrais et la machinerie pour nourrir les vaches, l’extraction mécanique du lait à l’étable, le transport du lait à l’usine, sa transformation, son emballage, sa distribution, le transport du consommateur jusqu’au magasin, et même la fabrication du contenant dans lequel on donnera le lait commercial réchauffé au bébé après les avoir stérilisé.

Ainsi donc, l’industrie laitière est largement soutenue par l’industrie pétrolière. Et vice-versa. Il y a énormément d’argent à faire avec le non-allaitement… pour l’industrie. Pas étonnant que les femmes enceintes reçoivent des paquet-cadeaux de lait en poudre par la poste. Un cadeau empoisonné, oui. Car pour les familles, c’est l’allaitement qui sera payant. Moins cher, et plus de santé! Pour la population aussi l’allaitement est payant, puisqu’il réduit significativement le risque de développer une liste incalculable de maladies en plus de diminuer la production de déchets et notre empreinte écologique.

Nous gagnons tous à soutenir les femmes allaitantes. En effet, le soutien social de la femme en voie d’allaiter ou allaitante aurait un impact important sur la durée de son allaitement. Grand champion du soutien maternel : le père. Vient ensuite la grand-mère, les amies et le personnel de la santé.

Une autre personne peut faire la différence : la marraine d’allaitement. Si vous prévoyez allaiter ou allaitez déjà, vous pouvez vous faire accompagner par une marraine. Il s’agit de femmes bénévoles qui peuvent vous transmettre des connaissances fiables en matière d’allaitement et qui désirent vous soutenir dans vos décisions. Ce ne sont pas des professionnelles, il s’agit plutôt d’entraide mère à mère, sans jugement, qui se fait habituellement par téléphone. Parfois, le simple fait de briser l’isolement peut tout changer. Renseignez-vous auprès de la Ligue de La Leche pour connaître les ressources et organismes en allaitement de votre région. Si vous habitez les Îles de la Madeleine et désirez devenir marraine d’allaitement, inscrivez-vous à la formation des marraines offerte par le groupe d’entraide Allaitement Sein-Pathique le mercredi 29 février et le samedi 3er mars. Trop tard ou trop loin? Manifestez tout de même votre intérêt. Singeons-nous… d’un océan à l’autre!

Le printemps des nourrices

Ça y est, un des plus vieux statut du monde refait surface : celui de nourrice. C’est mon ami de lait James Akré qui le dit : « le phénomène qui a commencé à apparaître il y a six mois seulement – le partage de lait maternel de mère à mère, via l’Internet, sans visée commerciale – me frappe par sa similitude avec la chute du Mur de Berlin en 1989 ou le Printemps arabe de 2011. »

Du lait humain pour les bébés humains. Sans plus. Pas de lutte, pas de bataille… mais pas de permission. Pas de production industrielle, pas d’exploitation commerciale… mais pas glamour.

Juste des mamans, qui donnent du lait à des bébés. Mais en groupe, et sans l’assentiment des autorités sanitaires. Les mamans et les nourrices demandent maintenant qu’on les laisse faire ce qu’elle jugent être le mieux, considérant les risques de transmission de maladie bien inférieur aux risques de toute sorte du lait commercial.

James a dit : « Faisant la preuve de leur conscience aiguë de la façon dont leurs bébés devraient être nourris, ces mères expriment aussi avec éloquence les recommandations de l’Organisation mondiale de la Santé sur l’alimentation des nourrissons et des jeunes enfants, avec sa hiérarchie nutritionnelle explicite, en place depuis 1986 : le lait au sein la mère, le lait exprimé de sa propre mère, le lait d’une autre mère en bonne santé, le lait maternel venu d’un lactarium et, pour finir, le lait industriel. »

Quand nous entrerons véritablement dans une crise énergétique, et que le la production, la transformation, l’emballage et le transport du lait commercial sera rendu inaccessible aux homos sapiens que nous sommes, nous trouverons peut-être plus naturellement des nourrices dans le voisinage. Pour l’instant, mesdames, naviguez!

Le non-allaitement augmente les risques de mort subite du nourrisson

Non, non! Ce n’est pas un autre titre pour culpabiliser les mères! C’est un titre pour allumer le monde des médias et de la santé sur le fait que la norme biologique en alimentation des bébés humains est le lait maternel. Et qu’ils nous trompent en titrant des articles comme « l’allaitement diminue les risques de mort subite du nourrisson ». Bien sûr que les parents choisissent eux-mêmes ce qui est bon pour eux et leurs enfants, nuls ne sauraient mettre en doute leur bon jugement et leur compétence en la matière.
Mais il est temps que les autorités sanitaires reconnaissent que le lait maternel est le standard biologique et que, dans les faits, plutôt que de considérer que l’allaitement « protège » contre certaine maladies, ils devraient considérer que les substitut du lait maternel comportent des risques pour la santé, incluant un risque de mortalité. Les parents n’ont pas besoin de plus de pressions pour allaiter, ils ont besoin de plus de support. Et les professionnels de la santé ainsi que les organismes communautaires en allaitement ont besoin d’être mieux outillés et financés adéquatement. Les compagnies produisant du lait commercial doivent cesser leur publicité incidieuse et trompeuse et la Canada doit faire appliquer le Code international de commercialisation de substitut du lait maternel qu’il a adopté en 1981.

« Peu importe la durée de l’allaitement, le résultat sera bénéfique pour l’enfant. 

Babycenter.com révèle que l’édition de juillet de la revuePediatrics contient une nouvelle étude sur la corrélation entre le syndrome de mort subite du nourrisson et l’allaitement. Ainsi, les mères qui donnent le sein à leur enfant, même sur une courte période, réduisent les risques de mort subite.

Ce syndrome, largement étudié à travers les différents corps médicaux et scientifiques, demeure en partie énigmatique.
Néanmoins, à la suite de l’analyse de 18 études complètes sur le sujet, le D. Hauck et son équipe ont été en mesure d’établir la relation directe entre l’allaitement et les risques de mort subite du nourrisson. Les éléments contenus dans le lait maternel renforcent naturellement le système immunitaire du bébé.
Les données consultées proviennent d’une multitude de pays et comprennent une grande variété de populations et de contextes socioéconomiques. Ce syndrome mystérieux se retrouve en majeure partie chez les bébés de 2 à 4 mois.
Ainsi, les spécialistes recommandent fortement que la mère offre le lait maternel jusqu’à 6 mois et, idéalement, fasse ainsi la première année de vie de l’enfant en évitant toute autre sorte de lait. Il va de soi que d’autres facteurs connus, comme la fumée secondaire, les matelas trop mous ou la prématurité, sont à considérer. »
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