Comment réduire son stock de pétrole de 50%

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Déversement d’un pipeline d’Hydro-Québec au port de Cap-aux-Meules. Crédit photo: Marianne Papillon

En versant 50% des barils à la mer? Mais non!! En retournant lire le rapport du BAPE sur les nappes phréatiques! Puis en mettant en oeuvre ses recommandations.

Voici quelques extraits du rapport d’enquête sur Les effets liés à l’exploration et l’exploitation des ressources naturelles sur les nappes phréatiques aux Îles-de-la-Madeleine, notamment ceux liés à l’exploration et l’exploitation gazière (Bureau d’audiences publiques sur l’environnement, Gouvernement du Québec, octobre 2013).

p.124-125: L’avenir énergétique aux Îles de la Madeleine 

«L’étude réalisée par la firme Dunsky dans le cadre de la démarche de stratégie énergétique territoriale de la Municipalité des Îles-de-la-Madeleine a pris en compte un scénario intégrant une production locale d’énergie à partir des éoliennes envisagées et d’une production de biocarburants à partir des matières résiduelles. L’étude conclut que ce scénario permettrait une baisse initiale de la consommation de mazout, mais ne ferait que stabiliser la consommation d’énergie primaire pour l’horizon de 2025.

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Centrale thermique d’Hydro-Québec, Cap-aux-Meules, Îles de la Madeleine. Crédit photo: Marianne Papillon

Un deuxième scénario, avec raccordement de l’archipel au réseau électrique d’Hydro-Québec, contribuerait de son côté à une baisse marquée de la consommation de mazout de l’ordre de 90 %. Il réduirait de près de 50 % la consommation de produits pétroliers à l’horizon de 2025 par rapport à celle observée en 2011 »

 « Avis – La commission d’enquête est d’avis que l’agglomération des Îles-de-la-Madeleine, en collaboration avec le MDDEFP et Hydro-Québec, devrait prendre contact avec l’initiative Cradle to Cradle Islands pour établir un partenariat qui pourrait mener à des solutions novatrices basées sur l’expérience et l’expertise des îles participant à cette initiative. Le Fonds vert, administré par le Ministère, pourrait financer un programme pour étudier l’introduction de solutions énergétiques de remplacement. »

p.123: L’électrification des transports 

«Avec un câble sous-marin, une pénétration importante de véhicules électriques entraînerait une baisse de la consommation de carburant et, de là, du besoin en stations-service et en réservoirs de carburant qui sont habituellement souterrains. Rappelons que cinq cas connus de contamination du sol, tous liés à des stations-service d’essence ou à l’entreposage de produits pétroliers sur le territoire madelinot, ont été rapportés par le MDDEFP. »

VE« La commission d’enquête constate que l’électrification des transports aux îles de la Madeleine pourrait contribuer à y diminuer l’utilisation et l’entreposage des combustibles fossiles liquides, réduisant ainsi les risques de contamination des aquifères. »

Cela fera bientôt un an qu’il est sorti, ce brillant rapport où figurent d’ailleurs plein d’autres recommandations. Mais depuis ce temps, Hydro-Québec a annoncé que la durée de vie de la centrale allait être prolongée jusqu’en 2035. Suite aux récents événements, y aura-t-il plus d’ouverture à réduire la consommation d’hydrocarbure aux Îles de la Madeleine?

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2 Commentaires

  1. Marc Brullemans

     /  14 septembre 2014

    Contrairement à la dépendance à la cigarette, on ne nous propose pas ici de solutions pour nous en sortir. Au plus (+), on nous propose le plus (+); au pire, on nous propose le pire. Aucun recadrage. Ces institutions ne souhaitent pas notre bien-être mais notre dépendance. Il faut en être conscients.

    Répondre
  2. Raymond Gauthier

     /  14 septembre 2014

    Fort pertinent, Marianne, de nous ramener ces recommandations du BAPE fort pertinentes dans notre contexte.
    Pas facile de nous sevrer de notre dépendance excessive envers la tétée d’élixir fossile.
    Mais cette addiction est fortement entretenue dans le milieu par les profiteurs locaux de la centrale thermique qui, en 1982, ont court-circuité l’option du câble sous-marin (fait documenté mais bien tenu caché), alors qu’elle était imminente et « rentable »).
    De combien d’autres signaux aurons-nous besoin pour se rendre à l’évidence et passer aux actes ?

    Répondre

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